Montpellier c’est un nouveau défi pour vous ?
Oui, je débarque dans une équipe en pleine reconstruction. Depuis deux ou trois ans, elle rencontre des difficultés au niveau européen. Mais le club nourrit beaucoup d’ambitions, c’est un super-projet que d’aider le club à s’affirmer sur la scène européenne. La région, la ville se mobilisent énormément pour le hand, et ça me touche beaucoup de voir un tel engouement autour de notre sport.
Quels sont les objectifs du club montpelliérain cette saison ?
En ce qui concerne le niveau national, nous ferons tout pour que le club conserve son titre de champion de France. Nous avons une équipe très compétitive, mais la Ligue des champions demande un niveau extrêmement élevé. On espère atteindre les quarts de finale, je pense que ce sera l’objectif minimum du club. Il n’est pas improbable de nous retrouver dans le dernier carré. L’objectif dans les prochaines années est véritablement de se rapprocher des meilleurs clubs européens, et pourquoi pas de décrocher la Ligue des champions.
Robert Molines (président du club) est-il l’homme qu’il faut à Montpellier pour continuer son ascension vers l’élite ?
Je sais que Robert a beaucoup évolué depuis son arrivée à la tête du club, il y a dix ans de ça. Le sport s’est professionnalisé, les mentalités ont évolué, et c’est un tout autre club que je retrouve. Il a su préserver les bonnes bases, et l’évolution du club m’a séduit.
Que manque-t-il au Championnat de France pour rivaliser avec les championnats allemand et espagnol ?
Le championnat français a sensiblement le même niveau que le championnat espagnol. Certes il y a deux-trois équipes qui sont fortes, comme Ciudad Real, Barcelone, Pampelune, qui sont au niveau de Montpellier, mais elles surnagent dans un championnat déséquilibré. Alors qu’en Allemagne, le niveau est vraiment très homogène. Les clubs parviennent à remplir des salles de 10.000 personnes chaque week-end, et ont beaucoup plus de facilités à attirer des sponsors privés. Il faut rendre notre championnat attrayant, non seulement pour les spectateurs, mais aussi pour les joueurs étrangers. Je pense qu’il y a aussi un manque de popularité du hand en France. Mais je garde bon espoir de voir le Championnat de France briller en Europe, notamment grâce à la notoriété de l’équipe de France. Il faut en effet que les clubs essayent de surfer sur la dynamique de l’équipe de France.
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